De l’eau potable pour le Burundi

Le Burundi, dont la dénomination officielle est la République du Burundi, est un pays enclavé dans la région des Grands Lacs au sud-est de l’Afrique. Le pays est entouré par le Rwanda au nord, la Tanzanie au sud et à l’est et la République démocratique du Congo à l’ouest. Le pays est parfois aussi considéré comme faisant partie de l’Afrique Centrale. La capitale du Burundi est Bujumbura. Bien que le pays n’ait pas d’accès à la mer, la majeure partie de sa frontière au sud-ouest est attenante au lac
Tanganyika.

Un des cinq pays les plus pauvres

Le Burundi est l’un des cinq pays les plus pauvres au monde et son PIB par habitant compte parmi les plus bas au monde. Le pays a souffert de la guerre, de la corruption et du manque d’accès à l’éducation. Le Burundi est densément peuplé et a dû faire face à une forte émigration car les jeunes partent ailleurs à la recherche d’un emploi. Le DHL Global Connectedness Index (indice de connectivité mondiale) classe le Burundi comme le pays le moins mondialisé sur les 140 pays recensés.

884 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable

Tout aussi important, voire plus important encore que manger, c’est boire. L’OMS estime que près de 884 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, même si les Nations Unies ont déclaré en 2010 que le droit à l’eau potable fait partie des droits de l’homme. Des études sérieuses réalisées ces dernières années révèlent que 40% de la population rurale et 27% des enfants en âge de scolarité n’ont pas accès à l’eau potable.

Par conséquent, des maladies comme le choléra et la diarrhée sont très répandues. Et à cela, il faut ajouter le fait qu’il faut parfois parcourir de très longues distances pour atteindre les sources d’eau potable, une tâche à laquelle les enfants, et plus particulièrement les jeunes filles, doivent s’astreindre au détriment de l’école et de leur éducation.

Construire une installation d'eau potable pour 5.000 personnes

Sika a entrepris un projet qui se concentre sur les villages de Kagwema et de Rukaramu, au nord de Bujumbura, la capitale du Burundi. Ces régions sont deux des zones les plus nécessiteuses du pays en termes de disponibilité d’eau potable.

En collaboration avec l’organisation environnementale Biraturaba au Burundi et des experts en eau Pureflow du Kenya, le Fonds mondial pour la nature (GNF) – avec l’aide de Sika – permet à près de 5.000 personnes, en particulier des enfants, d’avoir accès à l’eau potable. L’entreprise organise également des séances de formation environnementale sur la gestion des ressources naturelles et sur l’énergie renouvelable.

Forage des eaux souterraines sans électricité

Le forage des puits d’eau souterraine a été supervisé par l’expert en eau kényan, David Maina. Sur les deux sites du projet, l’approvisionnement en eau potable doit être garanti par de nouveaux trous de forage donnant accès aux eaux souterraines. Comme c’est le cas dans de nombreuses régions d’Afrique, y compris dans les régions où ce projet est réalisé, l’approvisionnement en électricité est très aléatoire.

Pour contourner ce problème, les trous de forage ont été pourvus d’une pompe solaire, permettant ainsi aux villageois de puiser l’eau indépendamment du réseau électrique principal. Les villageois peuvent ainsi se procurer de l’eau potable, moyennant une petite redevance, auprès d’un kiosque local qui a été équipé d’un réservoir de stockage et d’un robinet.

Selon le chef de projet Emmanuel Nshimirimana, le soutien public ne cesse d’augmenter au fur et à mesure de l’avancement du projet. L’annonce de la découverte d’eau à Kagwema a même conduit à un rassemblement massif de centaines de personnes venues chercher de l’eau dans un laps de temps très court. Cet incident témoigne de l’importance d’un approvisionnement sûr en eau potable, surtout dans les zones rurales du Burundi.

Formation environnementale sur l’hygiène et le développement durable

Dans le cadre de ce projet, plusieurs séances d’information ont eu lieu sur des thèmes tels que la formation environnementale, l’hygiène et la durabilité. Des ateliers informent les dirigeants locaux, les chefs d’école et les enseignants sur la préservation des ressources naturelles et sur les formes d’énergie renouvelable.

Ces ateliers sont aussi destinés à sensibiliser davantage aux problèmes liés à l’eau et à l’hygiène. En plus des mesures d’éducation environnementale, des techniciens locaux doivent être formés pour assurer la maintenance de l’équipement dès que le projet sera achevé.

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Visionnez le film sur les projets d'eau potable en Afrique.